Site officiel de la ville de Mouriès

Navigation

Vous êtes dans : Accueil > Découvrir Mouriès > Patrimoine > Le nom des rues ont une histoire ! > La GARE

La GARE

Le bâtiment de la Gare appartenait au réseau de la Compagnie des Chemins de Fer Régionaux des Bouches du Rhône.

La ligne d'Arles à Salon-de-Provence fut une ligne ferroviaire à écartement standard et à voie unique non électrifiée, ayant fonctionné à partir de 1875.

D'une longueur de 47 km, elle traversait le sud de la Provence en longeant les Alpilles. Aujourd'hui seule est partiellement exploitée la portion d'Arles à Fontvieille, le reste de la voie ayant ensuite disparue.

Un petit train effectuait la liaison entre Arles et Salon de Provence en desservant Fontvieille, Montpaon, Le Paradou, Maussane, Saint Roman, Mouriès, Malacercy, La Jasse de Brahis, Eyguières, Les Gabins et Salon.

Cette ligne fut concurrencée à partir de 1933 par les cars TERLAY et COBETTO.

Outre le transport des voyageurs, ce train assurait celui des marchandises, comme la bauxite, les pierres de construction extraites des carrières de Fontvieille, le charbon, les engrais, les céréales et les fourrages.

Le service des voyageurs, rétabli en 1944, fut interrompu à partir de 1947 et le transport des marchandises à partir de 1952; la ligne ayant été définitivement déclassée à cette époque.

Après leur désaffection, les bâtiments de la Gare servirent de maison d'habitation et de garage municipal...

Les plus anciens gardent le souvenir du "puisomètre", malheureusement démoli, qui ravitaillait en eau les locomotives à vapeur, ainsi que de la plaque tournante manœuvrée à la force des bras et des jarrets.
Signalons à proximité, l'un des plus vieux pins du village.

 

 

Petites anecdotes Mouriésennes

__________________________
. 11 octobre 1890, la Compagnie des Chemins de Fer reçut une protestation contre la fumée des locomotives " ... qui rend très incommode l'occupation des compartiments supérieurs des voitures à étage et salit les vêtements des voyageurs..."

. 3 octobre 1898, la suppression du train du marché qui permettait aux agriculteurs d'aller livrer leurs produits à Arles. A quoi la Compagnie répondait que, les jours de marché à Arles, le train prenait seulement, un, deux ou trois voyageurs au départ de Mouriès.

. Une lettre amusante, celle du chef d'exploitation ( 14 Mars 1895 ) qui réclamait, au Maire Mr Millaud, une somme de 14 Francs et 15 centimes pour compenser " l'insuffisance de recette des trains spéciaux mis en marche, l'année précédente, à la demande du Maire entre Mouriès-Paradou et Mouriès-Eyguières, à l'occasion des Fêtes de Mouriès ( 26 et 26 août ) "

Partager cette page sur

eZ Publish - © Citéo - Inovagora