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Rue du Temple et Chemin du Barrelet

 

Elle doit son nom au Temple Protestant construit en 1824.
Cette rue commence Place de l'Eglise et se prolonge vers le sud jusqu'au Mas de Barrelet. Elle emprunte l'ancien Chemin du Mas de la Reyne ainsi désigné en 1776, lors de l'acquisition du terrain sur lequel a été construite la nouvelle église Saint Jacques.

  •  Le Temple porte sur le linteau de sa porte la devise genevoise " Post Tenebras Lux " ( après les ténèbres, la lumière ) et l'année de sa consécration au culte: 1824.

Le Calvinisme ayant pénétré de bonne heure dans la Terre des Baux, où l'influence vaudoise se fit également sentir, il y aurait eu un Temple à Mouriès dès 1560. Mais il fallut attendre le XIX e siècle pour en voir un nouveau. La première pierre fut posée le 1 juin 1823 et la consécration du Temple eut lieu le 25 août 1824 par le Pasteur Marion.

  •  Le Cimetière Protestant a été affecté dès son origine aux membres de la communauté protestante de Mouriès. Le terrain fut légué par Madame Elisabeth Peyre, épouse Boussot en 1861 et il fut agrandi peu avant la guerre de 1914, la place manquant pour inhumer les défunts...

Le Temple et le Cimetière sont toujours la propriété de l Eglise Protestante Unie du Pays d Arles.

 

 

 

Au début de la rue du Temple, la maison de l'Office du Tourisme, adossée à l'ancien Hôtel du Relais des Baux fut occupée par Madame VAN MALDERE, veuve du peintre Raoul VAN MALDERE. Cet artiste qui vécut à la fin de sa vie au Mas de Sabran, eut son heure de gloire au début du 20 siècle, mais loin des galeries parisiennes. Il ne connut pas la célébrité qu'il aurait méritée. On peut découvrir trois de ses œuvres dans la salle des mariages de la Mairie.

  •  Dans la maison voisine était installée, avant guerre, un atelier de bourrellerie. A la belle saison, on pouvait voir sur la place, devant l'atelier à l'ombre des maisons, cet artisan exécuter son travail, ainsi que les dames qui venaient rejoindre l'épouse de celui-ci avec leurs travaux de broderie. Suite à la disparition de cet atelier, furent ouverts provisoirement, un débit de tabac et un magasin d'électricité et plomberie tenu par Monsieur GRANIER.
  •  Le Centre Culturel et la Médiathèque sont installés dans les anciennes remises de l'Hôtel BOUSSOT puis SALIN. Avant la guerre, cet espace fut transformé en salle de cinéma, de bal ou encore de spectacle.
  •  La petite place du Relarg Provençal accueillait dans les années 1930, un atelier mécanique auto qui fut transformé en remise. Le bâtiment s'écroula une nuit de 1993 sans faire de victime.
  •  Les différents immeubles de cette rue ont abrité, au fil du temps, un couvent de religieuses de la congrégation de la présentation de Marie, un asile et une école avec internat de jeunes filles, un commerce de tissus, une entreprise de transport et de travaux agricoles, une laiterie.

On retrouve de magnifiques mas dont :

  •  Le Mas de Cinq Francs ( le nom viendrait d'une tractation sans suite pour cette modique somme )...
  • Le Mas de la Reine, qui existait déjà au XIV siècle, comprenait à l'époque plusieurs habitations groupées et enfermées dans un mur de clôture de 2 mètres de haut.
  • Le Mas de Barrelet, construit le long du Gaudre, protégé des eaux des inondations par une enceinte d'un mètre de haut. Il a conservé de belles voûtes d'arêtes et un cadran solaire.
  • Le Mas de L'Annelier, le plus méridional, daté de 1632 et sa bergerie de 1681. Il a conservé un vieux puits, un four à pain et un cadran solaire.
  • le Mas de Viguery, à l'extrémité d'une belle allée de platanes, fut à l'origine ( XI e siècle ) une maison de retraite pour les chanoines d'Arles. Le premier étage était orné d'un balcon en fer forgé et d'un cadran solaire portant l'inscription " Le temps qui fuit ne se rattrape jamais."

 

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